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Combat de Sinceny (6 avril 1918).
Quelques jours plus tard, le détachement Vieillard constituait deux escadrons à pied, l’un du 2e, l’autre du 14e chasseurs, et les envoyait le long de l’Oise, entre Chauny et la forêt de Coucy, sous les ordres du colonel commandant le 363e régiment d’infanterie.
A peine étaient-ils installés qu’un bombardement effroyable se déclencha avec une extrême violence sur toute la région. A 15 heures, l’ennemi se montre à toutes les lisières de la forêt de Coucy et avance sous la protection d’un barrage roulant et de rafales de mitrailleuses.
Menacés d’être submergés, chacun des groupes de chasseurs se replie pied à pied en faisant tête et en infligeant de sanglantes pertes à l’ennemi. L’abbé Morvan s’expose aux points les plus menacés et encourage chacun jusqu’à ce qu’il tombe, frappé d’une balle à la tête.
La 2e section de mitrailleuse reste en position jusqu’à la dernière minute pour couvrir la retraite.
Le 10 avril, le détachement Vieillard est dissous et les escadrons rejoignent leurs divisions échelonnées le long de l’Ailette et du Chemin-des-Dames.
Du 25 mars au 1er avril, le 4e escadron, qui a rejoint à cheval sa division d’infanterie transportée en camions dans la région de Nesle, prend une part active à la bataille. Il établit la liaison avec les unités voisines, garde le contact avec l’ennemi, prête ses fusiliers mitrailleurs au 118e régiment d’infanterie qui les lui rendra le 31 mars avec les compliments de l’officier qui les employa, met un peloton au combat à pied pour maintenir la liaison entre la 22e et la 62e division d’infanterie.