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Attaque allemande sur Noyon (mars 1918).
Le 25 mars, le général Duchêne, commandant la VIe armée, réunit ses escadrons et les prête à la IIIe armée qui subit le choc de l’ennemi devant Noyon.
Nos cavaliers sont cueillis dans les tranchées, dans les observatoires et regroupés. Ils montent à cheval au petit jour et viennent se réunir, à Carlepont, à deux escadrons du 14e chasseurs, sous les ordres du colonel Vieillard. Seul du régiment, manque le 4e escadron, jeté à la même heure dans la bataille près de Nesle avec la 22e division d’infanterie.
Dès le soir du 25, après une relève qui a duré toute la nuit précédente et une étape de 60 à 70 kilomètres suivant les escadrons, les chasseurs organisent la défense des ponts sur l’Oise pour assurer le passage de la 1re division d’infanterie qui combat encore devant Noyon.
A midi, le 26, le détachement Vieillard est porté d’urgence sur la rive droite pour tenir le défilé de Passel. Mis à la disposition de la 9e division d’infanterie, les escadrons du régiment forment, sous les ordres des capitaines A. St-Gal et Soyer, une compagnie qui vient s’établir entre Mont Renaud et Pont l’Evêque jusqu’au milieu de la nuit.
Le 27, le détachement Vieillard se porte à Ressons-sur-Matz, aux ordres du général d’Ambly, et assure la liaison de la 77e division d’infanterie avec les 62e et 38e divisions d’infanterie aux environs de Roye-sur-Matz, à l’ouest de Lassigny.
L’avance allemande est enrayée. Les divisions d’infanteries s’établissent solidement. Le détachement Vieillard est rendu à la VIe armée et vient bivouaquer, le 31 mars, à Tracy-le-Val.