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Offensive allemande sur le Chemin-des-Dames (27 mai 1918).
Le 27 mai, nouvelle offensive allemande. Les premières lignes, soumises pendant quatre heures à un bombardement intense d’obus toxiques, sont enfoncées. Les chasseurs, répartis au milieu de l’infanterie comme observateurs, mitrailleurs, coureurs, sont presque tous disparus. Pendant les retraite, les escadrons très diminués fournissent encore de nouveaux groupes de combat.
Au 1er escadron, trois équipes de mitrailleurs reculent pied à pied avec la division.
Le lieutenant Richard accompagne le général de division (général des Vallières) dans une reconnaissance en auto. Pris sous le feu d’une mitrailleuse, le général est tué, l’auto mise hors de service. D’abord avec l’aide du chauffeur, puis seul, sous le feu direct d’une mitrailleuse, le lieutenant Richard emporte le corps de son chef jusque dans nos lignes, faisant ainsi preuve d’une énergie et d’une abnégation au-dessus de tout éloge (Légion d’Honneur, 5 juin 1918).
Le 2e escadron, très éprouvé dans la forêt de Pinon, fournit un peloton à cheval pour assurer les liaisons et, jusqu’au 8 juin, exécute des reconnaissances à cheval sur les lisières de la forêt de Villers-Cotterêts, entre Courcy et Faverolles.
Le 3e escadron, sans nouvelle du poste d’observateurs qu’il détachait à la Malmaison, fournit des patrouilles les 28, 29, 30 mai.
Dans la soirée du 30, le capitaine de Lafforest, commandant l’escadron, forme un groupe de cavaliers à pied et reçoit l’ordre d’occuper la ferme de Martinpré, au sud du Plessier-Huleu.
Il y a là, dans nos lignes, un trou par où cherche à pénétrer une attaque allemande. Blessé gravement en partant à l’attaque, le capitaine de Lafforest est emporté et c’est le lieutenant de Barnon qui prend le commandement et, trois jours durant, avec son groupe à pied, soutient de durs combats avec l’infanterie de la division. Il retrouve ses chevaux en forêt de Villers-Cotterets. Le capitaine de Lafforest meurt de sa blessure le lendemain.
Le 4e escadron couvre par ses patrouilles le mouvement de retraite de sa division jusqu’à la Marne.