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Historique du 2ème chasseur à cheval

HISTORIQUE

DU

REGIMENT DE CHASSEURS

Le 2e régiment de chasseurs a formé à la mobilisation un régiment à quatre escadrons, deux escadrons affectés aux deux divisions du XIe corps d’armée et un escadron (7e) formé à Brest dont l’historique particulier figure à la suite de celui du régiment.

Le 4 août, les quatre premiers escadrons sont embarqués à Pontivy et dirigés vers la frontière.

Le régiment était commandé par le colonel Roussel et composé de Bretons et de Vendéens.

Dans le sol de l’ouest, les chasseurs ont puisé les meilleures vertus militaires : la discipline, l’endurance, l’abnégation, vertus qui ne se démentiront pas au cours de la campagne.

Troupe solide, le 2e chasseurs est une cavalerie très entraînée ; il est monté en chevaux de Tarbes, nerveux et agiles. Hommes et chevaux ont fait, sur les talus de la lande de Malguenac, l’apprentissage de l’audace et du sang-froid.

Débarqué à Grand-Pré, le régiment se porte sur Buzancy puis sur Carignan où il assure la couverture du XIe corps d’armée et la liaison avec la 4e division de cavalerie.

Le régiment se porte ensuite sur Bouillon et patrouille dans la région boisée, au nord de la Semoy, jusqu’au 21 août.

Les deux autres escadrons (5e et 6e, capitaines Rouvillois et Henri St Gal) ont quitté Pontivy le 16 août. Ils rejoignent les 21e et 22e divisions d’infanterie le 20 août à Bouillon.

Pendant cette période, la cavalerie ennemie refuse le combat mais nos escadrons remplissent leur mission d’avant puis d’arrière-garde.

Le 22 août, bataille de Maissin. Le 2e escadron (capitaine Antoine St Gal) occupe Maissin dès 9 heures du matin; après avoir repoussé un peloton de dragons, il tient les issues jusqu’à l’arrivée de l’infanterie, vers midi. Le 1er escadron et les mitrailleuses (commandant de Brignac, capitaine Battazzi, lieutenant Lacroix) sont établis sur le plateau situé au nord du village. Le deuxième demi-régiment (commandant de Talhouët, capitaines Gaudon et Besaucèle) est réservé plus à l’ouest. Le 5e escadron coopère à cheval à l’attaque de sa division d’infanterie sur Maissin.

La journée de Maissin nous a coûté des pertes sévères. Le lieutenant de Beaufort est tué, les lieutenants Dumas et Teisseire grièvement blessés.

Le 24, après un combat d’arrière-garde dans les bois, entre Bouillon et Paliseul, combat qui nous a coûté encore deux officiers et quelques cavaliers, la retraite commence.

Des blessés du régiment, dirigés sur Mogimont, sont faits prisonniers par l’ennemi. Parmi eux, le brigadier Augier (Edmond) est le héros d’un véritable drame : fait prisonnier par les Boches et invité à porter le drapeau allemand pour entrer dans Bouillon, il refuse ; on l’aligne le long d’un mur avec d’autres prisonnier et on le fusille. Un officier donne le coup de grâce à Augier qui est laissé pour mort avec douze balles dans le corps.

Cependant, relevé par les Belges et admirablement soigné par eux, il en réchappe, est envoyé en Allemagne puis rapatrié au bout de deux ans comme grand blessé. Sauf une fracture de la hanche, il est complètement rétabli. Son odyssée a été relatée dans un rapport officiel qui lui a valu la Médaille Militaire (Croix de guerre).

Jusqu’à la Marne, le rôle du 2e chasseurs est très effacé.

Sa tâche ne sera pourtant pas dépourvue de mérite ni de peine. Sur le terrain de l’aube à la nuit, sans boire ne desseller, mangeant peu, dormant moins, le régiment, pendant ces quatre semaines de campagne, fournit l’effort le plus ingrat et le plus méritoire. Chargé généralement de couvrir une aile du corps d’armée, il est constamment au contact de l’ennemi, mais ce contact se traduit par le feu des mitrailleuses ou plus souvent par l’arrivée de marmites ouvrant la route à l’infanterie.

La cavalerie ennemie marche dans les intervalles de son infanterie.

La Marne - Course à la Mer – l’Yser – Automne 1914 - Les tranchées dans la Somme - La Champagne. – Bataille du 25 septembre. - Verdun (juin 1916 - février 1917). - Saint-Quentin (juillet – août 1917). - Attaque allemande sur Noyon (mars 1918). - Combat de Sinceny (6 avril 1918). - Offensive allemande sur le Chemin-des-Dames (27 mai 1918). - Les Vosges (juin-juillet-août 1918). - Offensive de Champagne (septembre 1918). - De l’Aisne à la Meuse (novembre 1918). – L’armistice - CITATIONS - Historique du 7e escadron - Etat des officiers et hommes de troupe tués au cours de la campagne.

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