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Le 19 vendémiaire an XIII, le préfet de l’Ain transmet à M. Aillaud la lettre du ministre du 20 thermidor an 12 ainsi que 190 francs. Après avoir reçu l’instruction du ministre, le préfet de l’Ain réparti le contingent entre les 4 arrondissements du département et prévient les sous-préfets de Nantua, Belley et Trévoux, le 3 fructidor an XII, le préfet de l’Ain, des dispositions du
1ère division de la Préfecture se soucis de faire fabriquer un drapeau et s’adresse à la boutique « l’épaulette d’or », 19 place de la Comédie à Lyon, afin d’obtenir un devis pour la fabrication du drapeau. Le 12 fructidor, le devis est envoyé. La confection du drapeau est estimée à 150 francs sans les cravates. En effet, ces dernières étant un objet de luxe destinées à enrichir le drapeau, elles peuvent être évalués de 200 à 500 francs. Désirant parer la députation de l’Ain, 1er département de France, d’un superbe drapeau, le préfet choisit le plus chère, avec cravates, glands or et broderies dorées.
L’arrondissement de Bourg n’ayant pas de sous-préfecture, c’est le préfet, le 16, qui prévient le maire de Pont-de-Vaux, sans doute en hommage au général Joubert, et le maire de Bourg, que leurs communes sont désignées pour la désignation des députés de l’arrondissement de Bourg. A Nantua, le maire affiche durant 3 jours la proclamation du préfet sur la députation de l’Ain à Paris. Là, la désignation est volontaire. Ceux qui désirent faire partie de la députation s’inscrive à la suite de la proclamation et leur candidature est examinée par le sous-préfet et le maire de Nantua. Le 16, ils nomment les deux députés de la ville de Nantua. Le lendemain, Berthier, ministre de la Guerre, pressé par l’étiquette, rappelle au préfet de l’Ain, que les députations de gardes nationaux devront bien être à Paris entre le 10 et le 13 brumaire. Afin d’être sûr du départ de la députation de l’Ain dans les temps, il envoie un ordre de route qu’il demande à être effectif à partir du 23 vendémiaire. L’indemnité de voyage
est fixée à 5 francs par jour par députés. L’anxiété de Berthier, éternel bras droit de l’Empereur et organisateur de l’état-major impérial, est alors justifiée. Si le sous-préfet de Belley fait parvenir le nom de ses députés le 23 fructidor an 12, ce n’est que le 12 vendémiaire an 13 que le sous-préfet de Trévoux, malade, fait parvenir en catastrophe, par la gendarmerie le nom de ses députés.
Dès le 7 vendémiaire, de Coninck, nomme officiellement les 12 premiers députés des gardes nationaux de l’Ain, dont 7 militaires et le maire de Dommartin, Martin, choisi personnellement par lui. Un des députés de l’arrondissement de Bourg, Armand, l’est sur recommandation du général Valette, commandant militaire du département. Soucieux d’obéir aux ordres de Berthier, de Coninck demande aux sous-préfets de Belley, Trévoux et Nantua, ainsi qu’aux maires de Bourg, Dommartin et Pont-de-Vaux, le 9, de faire préparer et marcher sur Bourg les députés pour le 21 vendémiaire.
Tous les députés ne sont pas des retraités ou des civils. Beaucoup sont d’anciens militaires qui ont servis durant la Révolution, peu sont chevaliers de la Légion d'Honneur. Malheureusement pour Armand, qui est toujours militaire, quelques jours avant la réunion à Bourg, il n’a pas reçu de congé pour s’absenter de son régiment. Ne désirant pas priver quelqu’un qui désirait aller à Paris, il renonce à faire partie du détachement et en informe Valette, qui le 11 vendémiaire, l’excuse auprès de Coninck. Le 17 vendémiaire, un deuxième désistement parvient à de Coninck. Il s’agit du maire de Dommartin qui décline avec regrets l’offre du préfet pour des raisons de santé. Le 16, de Coninck ressort des archives l’instruction de 1791 sur l’uniforme des gardes nationaux. Les députés du sacre de Napoléon auront la même tenue que les vainqueurs de Valmy, des Tuileries, de Jemmapes ou Fleurus ; celle des gardes nationaux de la République. Arrivés à Paris, les Gardes Nationaux sont casernés à Meaux.
A ces députés se joignent des membres des autorités constituées du département, sur invitation, le 4 brumaire an XIII. Ces derniers doivent être rendus avant le 7 frimaire, afin de faire connaître leur existence.