Vous faites votre généalogie, retrouver leur parcours de vie pendant les guerres, à travers leur métiers, etc...
Le vieux régiment de la mission transaharienne de 1898-1900, de la conquête des oasis sahariens, du Maroc (sept bataillons engagés) et de la 38e D.l. en août 1914, qui se sacrifie à la contre-attaque de Châtelet le 22 août pour empêcher le 3e corps d'être encerclé, avec les zouaves de la même brigade et des fantassins de la 5e division, 39e, 74e, 129e R.I. Le drapeau porté par le lieutenant Multedo tombe cinq fois, sa garde charge elle aussi, avec les tirailleurs de la compagnie hors-rang, de la fanfare. Ils sont impitoyablement fauchés par les mitrailleuses allemandes. Le drapeau, enfoui sous un tas de cadavres tombera aux mains de l'ennemi, sans gloire. Transféré à Berlin, il sera soustrait à notre commission de récupération en 1919, caché, remis à jour sous Hitler, exposé de nouveau dans la "garnison kirche"... sans que qui que ce soit ose élever la voix. Enfin, en 1945, une autre mission réussira à ramener d'Allemagne les débris des trophées enlevés au cours des guerres entre Français et Allemands, et, parmi eux, outre l'aigle du 36e régiment d'infanterie, prise en 1870, le fer de lance du drapeau du 1er tirailleurs algériens. Successivement commandé par le colonel Vuillemin (1914), le colonel Bourgeois (1er avril 1915), le lieutenant-colonel Caré (17 septembre 1915), le commandant Becker (12 septembre 1915), le lieutenant-colonel Caré, de nouveau (27 décembre 1915), le lieutenant-colonel Mensier (mai 1917), le lieutenant-colonel Pidaut (avril 1918). le régiment sera honoré de quatre citations à l'ordre de l'armée pendant la campagne 1914-1918, dans le texte desquelles on lira des phrases telles que "Régiment indigène de haute valeur dont le loyalisme a toujours égalé la bravoure" et encore "Régiment qui joint à un moral élevé les plus belles qualités manœuvrières. Du 16 au 31 octobre 1918, a, par des attaques incessantes, menées avec une inlassable ardeur, brisé toute résistance de l'ennemi, passant quatre rivières, emportant deux villages de haute lutte, a surmonté toutes les difficultés, toutes les fatigues... ".
Au début, c'est celui qui appartient à la 38e division, 75e brigade colonel Vuillemin, bataillons I/1, II et lll/9. Il est parti en guerre avec la C.H.R. et le drapeau du 1er tirailleurs qui a été perdu à Charleroi. En décembre 1914, il prend le numéro 3, puis le numéro 9 en mars 1915. Le régiment de la 45e division porta aussi le numéro 1, mais devint officiellement 1er .tirailleurs de marche en mars 1915 (I/1, puis II/1, III/1IV/1). Resté pendante toute la guerre à la 45e D.l. Devenu ensuite 33e tirailleurs de marche, sur le Rhin.
Le 1er août, le 1er bataillon (Cdt Voisard) vient de terminer ses tirs de guerre aux deux Cèdres, quand paraît l’ordre de mobilisation.
Le bataillon quitte Blida le 3 août, avec les 2e et 3e bataillon du 9e Tirailleurs. Il forme, sous les ordres du Cl Vuillemin, le 3e régiment de marche de Tirailleurs (futur 9e RMT) à la 75e brigade, 38e division. Le 5, départ d’Alger; l'armée d'Afrique vogue vers la France, escortée par l’escadre de la Méditerranée.
Le bataillon séjourne à Avignon jusqu'au 12 et s’embarque à destination d'Anor; par étapes, il se dirige vers le Nord. Rattaché au 3e corps d'armée, qui occupe Charleroi, il arrive le 22 août à la Figoterie, où il reçoit l'ordre de rejeter les Allemands dans la Sambre en les contre-attaquant vers le Châtelet. La charge est magnifique; mais précipitée, non préparée, non soutenue; elle se brise sur les lignes allemandes; l'hécatombe est terrible; le bataillon ne compte plus que 5 officiers sur 19 et 400 hommes sur 900.
Le 23 août, le bataillon (capitaine Galet) se reforme, puis commence la retraite. Les tirailleurs; qu'énerve ce repli incessant, montrent aux affaires de Ribemont (29 août) et Villers-le-Sec (30 août) que leur moral et leur cohésion sont intacts.
Par la Rapière, Chavonnes, Passy-sur-Marne, Montmirail, le bataillon atteint, le 5, Sainte-Brive, près de Provins. C’est le point terminus de la retraite; malgré les souffrances physiques et les privations de toutes sortes, l’ordre et la discipline sont parfaits. Aussi la reprise de l’offensive est-elle accueillie avec enthousiasme. Par la Margottière, La Malmaison, Chateau-Thierry, le bataillon gagne la Vesle à Baslieux et l'Aisne à Cauroy-lès-Hermonville. Le 15 septembre, à la ferme Sainte-Marie et le 17, à Pontavert, le bataillon se heurte à d'importantes masses ennemies.
Le 10, il traverse l'Aisne à Maizy et vient occuper le secteur du plateau de Paissy. Octobre 1914
Jusqu'au 26 octobre, le bataillon, sous les ordres du commandant De Fabry partage son temps entre l’occupation des tranchées de Paissy et de Moulins et les cantonnements de repos de Geny et Menval.
Le 26 octobre, le lieutenant-colonel Duruy prend le commandement du régiment, qui, le lendemain, s'embarque pour la Belgique. Le 29, débarquement à Furnes; et enlèvement en autos pour Ostvleteren. Quelques heures après, le bataillon reçoit l'ordre de se porter sur Drie Grachten d'enlever le village de Luighem. L’attaque, retardée jusqu'à 14 heures, progressent lentement; la lisière sud-est de Luighem est fortement organisée, les 2e, 3e et 4e compagnies parviennent néanmoins à 200 mètres du village et se cramponnent au terrain; la nuit, des tranchées sont organisées et une tete de pont organisée au nord du canal.
Le bataillon, sous 1es ordres du commandant Jeze, occupe les tranchées creusées le long de la rive droite de l'Yser; au sud et au nord du pont de Drie Grachten, objectif de plusieurs attaques ennemies.
Le bataillon se porte, le 10 décembre, sur Vlamertinghe et la ferme Langhof, d'où il s’élance à l’assaut des tranchées allemandes. Malgré un terrain détrempé et les ravages des mitrailleuses allemandes, il parvient à quelques mètres des lignes ennemies et s'accroche au terrain. Relevé le 15 décembre, il gagne Poperinghe où le régiment (réserve de corps d'armée) se réorganise jusqu'au 31 décembre, date à laquelle il s'embarque pour Montdidier.
Le bataillon, commandé par le commandant De Fabry, achève sa réorganisation et cantonne près de Montdidier jusqu'au 16 janvier, à Abbeville jusqu'au 20 mars, puis à Montdidier, où, le 1er avril, il entre dans la composition du 1er régiment de marche de tirailleurs, 90e brigade, 45e division.
12 janvier – 16 février 1917. – Retrait du front, transport par VF., de Dunkerque à Chantilly

Instruction au camp de Pontarmé, et, à partir du 7 février, repos à Neuillyen-
Thelle.
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