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1917
18 février – 28 mars – Retrait du front (relève par l'armée britannique), mouvement, par Breteuil et Chantilly, vers Marles ; repos.




1914
Mobilisée dans la 17e région.
6 – 11 août 1914 – Transport par V.F. dans la région de Somme-Bionne.
11 – 23 août 1914 – Mouvement vers le nord-est, par Apremont, Beaumont et Carignan, jusque vers Jehonville et Sart. Engagée, le 22 août, dans la BATAILLE DES ARDENNES : Combats vers Bertrix, Offagne, Jehonville.
23 août – 06 septembre 1914 – Repli par Dohan, vers la Meuse, dans la région de Villersdevant-Mouzon. A partir du 26, arrêt derrière la Meuse vers Autrecourt-et-Pourron et Remilly-sur-Meuse : Combats vers Remilly-sur-Meuse et vers Thelonne ( BATAILLE DE LA MEUSE ). Le 29 août, repli sur l’Aisne, vers Semuy. Les 30 et 31 août, arrêt derrière l’Aisne, vers Attigny, puis continuation du repli, par Saint-Souplet, Saint-Hilaire-au-Temple et Mairy-sur-Marne, jusque dans la région de Lhuitre.
06 septembre – 13 septembre 1914 – Engagée dans la 1e BATAILLE DE LA MARNE. Du 06 au 11, BATAILLE DE VITRY : Combats vers la ferme la Certine et la ferme la Perrière. A partir du 11, poursuite, par Cheppes et Poix, jusque vers Perthes-lès-Hurlus.
13 septembre – 20 décembre 1914 – Violents combats dans cette région. Puis stabilisation et occupation d’un secteur vers Perthes-lès-Hurlus et Hurlus ( guerre de mines ) : Le 26 septembre, attaque allemande et contre-attaque française vers le moulin de Perthes. Le 1 octobre, front étendu, à gauche, jusque vers le Bois Sabot. Le 08 décembre, attaque française sur le Bonnet du Prêtre.
1915
20 décembre 1914 – 02 avril 1915 – Engagée dans la 1e BATAILLE DE CHAMPAGNE : violents combats vers Perthes-lès-Hurlus. Le 08 janvier 1915, prise de Perthes-lès-Hurlus. Le 20 janvier, front réduit, à droite, jusque vers le moulin de Perthes. Du 16 février au 18 mars, violentes attaques françaises dans cette région (1).
02 avril – 05 mai 1915 – Retrait du front et mouvement vers Dampierre-le-Château. A partir du 05 avril, mouvement, par Brizeaux, vers Souilly : repos. A partir du 10 avril, mouvement par étapes, par Vaubécourt, vers Vavincourt : repos. A partir du 22, transport par V.F. de la région de Longeville, dans celle de Moreuil : repos. A partir du 28, transport par V.F. au nord de Saint-Pol, puis mouvement vers Avesnes-le-Comte.
05 mai 1915 – juillet 1915– Occupation d’un secteur vers Roclincourt, Engagée dans la 2e BATAILLE D’ARTOIS : Du 09 au 16, attaques françaises vers la crête de Thélus. En réserve du 20 mai au15 juin ( éléments en secteur au nord de Blangy ). Engagée à nouveau, le 16 juin, dans la 2e BATAILLE D’ARTOIS, entre la Scarpe et le sud de Roclincourt : Attaques françaises au nord de Saint-Laurent-Blangy. Le 05 juillet, extension du front, à gauche, jusqu’au nord de Roclincourt.
3 - 8 juillet – Constitution de la 131ème Division auquel le régiment est affecté.
8 juillet – 6 août – Repos vers Amiens. A partir du 31 juillet, transport par V.F. dans la région de Givry-en-Argonne.
6 août 1915 – 13 juin 1916 – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le Four de Paris et la Fontaine aux Charmes (guerre des mines) : Le 8 septembre, violente attaque allemande sur la Harazée. Le 22 janvier 1916, extension du front, à gauche, jusqu'au ravin de la Houyette. Le 2 mai, coup de main allemand.
1916
13 – 23 juin – Retrait du front ; repos au sud de Sainte-Menehould.
23 juin – 13 juillet – Transport par camions dans la région de Verdun. Engagée, à partir du 26 juin, dans la BATAILLE DE VERDUN, vers l'ouvrage de Thiaumont, la chapelle Sainte-Fine et le bois de Vaux Chapitre (1). Les 11 et 12 juillet, attaques allemandes sur le fort de Souville. 13 – 20 juillet – Retrait du front et transport par camions au sud-ouest de Revigny ; repos.
20 juillet – 15 novembre – Transport par V.F. dans la région de Toul ; à partir du 29 juillet, occupation d'un secteur vers Flirey et Fey-en-Haye (2).
15 novembre 1916 – 23 janvier 1917 – Mouvement de rocade et occupation d'un secteur plus à l'ouest vers Limey et l'étang de Vargévaux.
1917
23 janvier – 3 avril – Retrait du front ; instruction au camp de Bois l'Evêque. A partir du 12 février, travaux de 2e position vers Domèvre-en-Haye, Gondreville et Pompey. A partir du 15 mars, instruction dans la région de Toul. 3 – 22 avril – Embarquement à Toul et à Foug, à destination d'Epernay et de Verzy. Le 19 avril, mouvement vers Tours-sur-Marne. 22 avril – 14 mai – Occupation d'un secteur vers le Casque et le mont Haut. Le 30 avril, prise du Casque et de la crête du mont Haut (BATAILLE DES MONTS). Occupation des positions conquises et organisation du secteur. 14 – 28 mai – Retrait du front et repos au sud-est de Châlons-sur-Marne. 28 mai – 11 juin – Mouvement par étapes vers la région de Verdun ; repos. 11 juin – 17 septembre – Occupation d'un secteur vers la tranchée de Calonne et Haudiomont (guerre des mines). 17 – 26 septembre – Retrait du front ; repos dans la région de Vanault-les-Dames. 26 septembre – 18 octobre – Occupation d'un secteur, sur la rive droite de la Meuse, vers la ferme Mormont et la cote 344. Le 2 octobre, attaque allemande (2e BATAILLE OFFENSIVE DE VERDUN). 18 octobre – 2 novembre - Retrait du front ; repos à Vavincourt. 2 novembre 1917 – 31 mars 1918 – Occupation d'un secteur vers Damloup et Haudiomont. 1918 31 mars – 14 avril – Retrait du front et mouvement vers Vavincourt ; le 7 avril, transport par V.F. au nord de Conty ; repos. 14 – 29 avril – Mouvement vers le front. Engagée dans la 2e BATAILLE DE PICARDIE : Résistance sur la ligne Castel, Thennes, Hangard. Puis organisation d'un secteur dans la région Hangard, l'Avre. A partir du 24 avril, nouveaux combats très violents vers Hangard. 29 avril – 28 mai - Retrait du front ; puis repos vers Songeons. 28 mai – 11 juin – Transport par V.F. dans la région de Villers-Cotterêts. Engagée, au fur et à mesure des débarquements, dans la 3e BATAILLE DE L'AISNE : Résistance sur la ligne Corcy, Longpont, ferme Chavigny. Puis organisation d'un secteur vers Corcy. 11 – 29 juin – Retrait du front et travaux de 2e position au sud de Villers-Cotterêts. 29 juin – 15 juillet – Transport par camions vers Chantilly, puis, le 3 juillet vers Ligny-en-Barrois, le 5 juillet, vers Vaubécourt, le 13 juillet, vers Epense et Herpont, enfin, le 15 juillet vers Etoges. 15 – 22 juillet – Engagée dans la 4e BATAILLE DE CHAMPAGNE, puis dans la 2e BATAILLE DE LA MARNE : Combats sur la ligne Villesaint, Chêne-la-Reine, le Mesnil-Huttier. Le 20 juillet, progression jusqu'à la Marne ; combats vers Leuvrigny et vers Montvoisin. 22 – 30 juillet – Retrait du front ; repos et travaux au sud de Reims. 30 juillet – 18 août – Occupation d'un secteur vers Prunay et le fort de la Pompelle. 18 – 25 août – Retrait du front (du 18 au 25 août, éléments en secteur vers la Neuvillette). 25 août – 1er novembre – Transport par V.F. dans les Vosges et occupation d'un secteur entre la vallée de la Weiss et la vallée de la Lauch (information de la 6e D.I.U.S.). A partir du 14 septembre, occupation d'un nouveau secteur dans la région de la Chapotte, la Vezouse. 1er – 11 novembre – Retrait du front et mouvement vers Lunéville ; préparatifs en vue d'une offensive sur Dieuze. (1) Du 26 au 28 juin 1916, la 261e brigade combat à Fleury-devant-Douaumont, sous les ordres du 11e C.A. (2) Des éléments de la 131e D.I. sont mis à la disposition de la 88e D.T., pendant cette période. Plan de concentration des armées en 1914 Le front d'entre Meuse et Vosges (12-19 août 1914) LA JOURNEE DU 27/08/1914 SUR LA MEUSE : Que s'était-il passé le long du montant de la potence dans la journée du 27 août ? Un événement fâcheux s'était produit en face du I7e corps: dans la matinée, un régiment de réserve avait laissé les Allemands commencer le passage à Autrecourt, en aval de Mouzon. Le I7e corps, ayant porté sa 34e division (général Alby) au nord pour seconder l'effort du 11e corps, et sa 33e division (général de Villeméjane) se trouvant réduite à une brigade depuis l'affaire du bois de Luchy, s'est trouvé dans une position difficile. Cependant, celle des Allemands est également précaire et une vigoureuse offensive aurait, sans doute, raison des faibles forces qui passent sur ce point (XVIIIe corps). Mais la manœuvre sur le bois de la Marfée absorbe toutes les ressources: ce qui reste du I7e corps compte sur le 12e corps; celui-ci, occupé devant son propre front, lui cède cependant un régiment d'infanterie et de l'artillerie lourde. Cependant la journée se passe: l'ennemi se développe sur la rive gauche. Le lendemain, 28, on le trouvera en forces sur ce point. Les Allemands avaient profité, pour passer devant Mouzon, des débris d'un pont de bateaux insuffisamment détruit et, en plus, ils eurent recours à leur affreuse tactique de faire marcher des civils devant eux. La défense du pont de Mouzon était confiée au capitaine de l'Estoile (descendant de Pierre de l'Estoile, contemporain de Henri IV). Dans la matinée du 27, vers 9 heures, sa compagnie se battait sur le pont et refoulait les remiers avant-postes ennemis. Vers midi, on vit s'avancer une colonne composée de femmes, d'enfants, de vieillards, de prêtres. Les Français hésitaient à tirer. Une fusillade partit du côté ennemi: le capitaine de l'Estoile tomba frappé à mort. Un sergent fit signe aux civils, qui se dispersèrent ou se couchèrent. Mais la troupe allemande avait gagné les approches du pont. La compagnie française dut se replier. Le capitaine de l'Estoile et le lieutenant Robinet étaient restés sur le terrain. Le 12e corps (général Roques) s'était trouvé, un moment, partagé entre divers devoirs: appelé vers le nord par le I7e corps et résolu à le soutenir, il avait, cependant, à faire face à l'est pour empêcher l'ennemi de se saisir de Mouzon. Celui-ci, ayant passé la Meuse à Remilly, puis à Villers-devant-Mouzon, se développait vers le sud et menaçait de couper le 17e corps du 12e corps. Un combat assez vif s'engagea dans la région des bois de Raucourt ; l'ennemi fut contenu. Les artilleries se canonnaient d'une rive à l'autre. Le soldat était influencé par les coups longs de l'artillerie lourde allemande. Les renseignements d'aviateurs annonçaient que les masses ennemies s'épaississaient sur les deux rives de la Meuse. Du centre, ou se trouve placé le 12e corps, on juge bien du caractère de la bataille. Tandis qu'avec le 9e et le 11e corps, on voudrait agir vers le nord, on est obligé aussi de veiller sur les débouchés de la Meuse, face à l'est. Ainsi, la bataille se disloque et elle se complique encore: If du fait des secteurs formés par les détours de la rivière qui cachent le passage de l'ennemi ; 20 du fait des passages mêmes qui, accomplis sur plusieurs points, quoique de minime importance, donnent au soldat l'impression qu'il est tourné. Cependant, dans la soirée du 27 août, le 12e corps qui fait la soudure entre les corps du nord et ceux du sud, a gardé toutes ses positions, de Raucourt à Beaumont, et son quartier général est à La Besace. Sur le front du corps colonial, qui garde la Meuse au sud du 12e corps, un de ces passages à la dérobée est tenté, dans la nuit du 26 au 27, par l'ennemi, à Martincourt: c'est un des endroits les plus sinueux et, en même temps, les plus accessibles de la rivière. L'ennemi (Vie corps) a jeté un pont de bateaux et il lance ses éléments vers Luzy et Cesse. Le bruit se répand qu'il a tourné par les bois de Jaulnay. Le corps colonial (2e division, général Leblois) faisait connaître qu'il allait se trouver obligé de rétrograder vers l'ouest, quand une vigoureuse intervention du 2e corps (général Gérard) reprend Cesse et contient l'ennemi sur la rivière. Cette belle opération, accomplie par la 87e brigade (général Cordonnier) est appuyée par la 2e division coloniale qui reprend Luzy ; mais celle-ci s'étant laissée entraîner par son ardeur, dut se replier par ordre sur les hauteurs qui dominent la rivière. L'union du corps colonial et du 2e corps s'affirme dans le cours de cette journée. L'ennemi avait tenté le passage de la Meuse de vive force. Il avait, pendant la nuit, réparé le pont de Stenay, établi des passages en face des villages de Cesse, de Luzy, ainsi que dans la région Martincourt, Inor, Pouilly. Partout il est contenu ou repoussé. Notre artillerie, qui tire de la clairière de Beaufort, à l'ouest des bois, lui fait beaucoup de mal. Le combat, très violent, va jusqu'à l'attaque à la baïonnette au cimetière de Cesse. Les pertes de l'ennemi sont considérables. La nuit se passe sans incidents. Les coloniaux restent maîtres de la forêt de Jaulnay. L'ennemi, ainsi contenu à la droite de la 4e armée, n'a pu étendre son action au sud de Stenay. La 3e armée, qui est en liaison sur ce point avec la 4e armée, peut donc apporter à celle-ci un concours efficace. Le général de Langle réclame cet appui et le général Ruffey le lui apporte. Une division du 4e corps, venant de Romagne, se mettra, dans la nuit, aux ordres du général Gérard (2e corps) pour appuyer sa contre-offensive.